Wednesday, March 19, 2008

Quoi de neuf

Voilà quelques temps depuis mon dernier post, j'avoue ne pas entretenir beaucoup mon blog, mais il me faut du temps parfois pour comprendre et assimiler ce qu'il se passe autour de moi.
Je suis à quelques jours de la fin de mon stage de 6 mois, qui termine théoriquement le 24 mars (selon la convention). Hier j'ai rendu mon travail final à mon responsable de stage par mail, étant donné que c'est comme ça que j'ai eu le plus souvent des contacts avec lui. Je tiens à faire part de ma déception par rapport à ce stage, qu'est-ce qu'il s'est passé pendant mon stage ? pas grand chose en fait, j'avais comme mission comme je l'avais expliqué plus bas de faire de la recherche en sciences politiques sur un théme particulier, pour lequel Alfredo Joignant le directeur du département de sciences politiques de l'institut national de l'université du chili doit publier une analyse. Le thème étant "genèse des techniques de professionalisation du politique et usage gouvernemental des connaissances au Chili". J'ai eu comme mission principale de chercher tous les articles d'opinion publiés dans 4 journaux principaux nationaux par des acteurs politiques importants. J'ai passé environ 4 mois à aller à la bilbiothèque et à chercher jour après jour, mois après mois et année après année en feuilletant ces journaux, il m'a fallu beaucoup de patience vu que ça prend beaucoup de temps. Au début j'arrivais à travailler 6 heures par jour, mais j'ai fini par me fatiguer. A la fin je tenais juste 4 heures. Une fois le travail terminé, les articles classés et archivés sur excel j'a demandé quelle serait ma prochaine mission, j'ai réussi à voir pour la deuxième fois mon responsable de stage, ça a duré 6 minutes maximun, il m'a dit de résumer les textes qui mettaient en avant des connaissances particulières. Au début avec entrain j'ai commencé ce nouveau travail, sans bureau, j'ai presque toujours travaillé chez moi. Ca a été très difficile de contacter mon responsable de stage, très souvent occupé ou à l'étranger il prenait pas mal de temps à répondre à mes mails. J'étais assez tranquille, il m'avait dit de prendre mon temps et de faire les choses à mon rythme, qu'il s'adapterait, c'était sympa de pouvoir travailler chez soi sans obligation particulière mais en gros j'ai fini par me rendre compte qu'il ne s'interessait pas vraiment à moi, il n'a jamais trop cherché à savoir comment avançait mon travail, je n'ai pas pu le voir pour tirer des conclusions, je regrette vraiment que les choses se soient passées comme ça parce que j'ai vraiment eu du mal à me sentir stimulée dans ces conditions, et finalement j'ai fini par me sentir inutile dans ce travail. J'ai vu et lu des choses interessantes, mais malheureusement j'ai pas fait de rencontres, et je connais finalement peu de monde ici. Je ne veux pas faire un procés d'intention, mais je pense que ça résume pas mal la situation au Chili, et comment sont les gens. Ici si on n'appelle pas, personne t'apellera, si tu invites pas les gens ils ne chercheront pas à te contacter et le seul moyen de faire des contacts est en étant intégré dans un milieu, université, club de sport ou n'importe quoi...en gros il faut aller vers les gens et forcer les choses. C'est un peu comme ça partout, je vous l'accorde, mais ici c'est assez extrême. Etant donné aussi que je suis en couple, ça isole encore plus, les gens se diront toujours on va pas les déranger, ils doivent être bien tous les deux etc...C'est assez regrettable que les gens soient aussi peu ouverts et aient si peu d'initiative. L'individualisme ici est latent, je le ressens vraiment plus qu'en France. C'est assez difficile à dire mais pour le moment je suis déçue par le Chili, étant donné que je suis une Chilienne radiquée en France j'ai eu le temps pendant ces 14 ans d'idéaliser à fond, et j'ai imaginé qu'ici ça serait la meilleure expérience de ma vie. Mais non, je ne me suis jamais sentie aussi isolée, alors que je suis quelqu'un d'assez sociable, et je n'ai jamais eu de problème à ce niveau. C'est indéniable que ce n'est pas la faute des gens, et que je dois adopter un comportement en conséquence, sortir, chercher le contact, et aller à des évènements mais voilà, je me dis pourquoi je dois faire des efforts si les autres en font pas. C'est dommage. Même au niveau de ma famille, il peut passer un mois sans que j'aie des nouvelles de mes cousins cousines et tantes, je pourrais être en train de moisir dans mon appartement ils ne se demanderont pas si je vais bien, c'est assez triste. Un mauvais moment à passer peut être, j'espère que ça ira mieux bientôt. . .

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